Il faut tenir compte pour proposer une politique de santé, d'une analyse prospective, qui nous donne l'état de la santé prévisible
en 2025.
Tout d'abord la démographie, place la France en tête par rapport aux autres pays européens. Notre taux de fécondité ,s'ilse maintient à ce taux excptionnel proche de 2, nous asssure un maintien de
la population.
Par contre d'autres pays comme l'Allemagne, perdra 10 millions d'habitants.
Ce qui caractérisera les années 2025, c'est une épidémie d'obésité, dont nous voyons déjà se dessiner les contours, et qui nécessite que nous y fassions face dès aujourd'hui.
C'est aussi un doublement des cas de diabètes. Celà nécessite donc d ecréer et développer une médecine préventive, seule adaptée à ces maladies chroniques.
Les soins de suite nutritionnelle ont déjà de beaux résultats. Il faudrait envisager de les développer. Pourquoi pas au niveau des hôpitaux de proximité, que l'on dévalorise en ce moment en fermant
leurs services de chirurgie.
Ce serait en effet judicieux de traiter dans la proximité ces maladies chroniques. Les CHU ont déjà assez d'occupation, et ce n'est pas leur rôle de faire de l'éducation nutritionnelle. Des
généralistes nutritionniste pourraient très bien s'en charger.
Dans celui dont je m'occupe, les résultats sont une perte de poids de 5 à 10kg en un mois pour les hommes, et 4 à 6kg pour les femmes.
Dès qu'un obèse perd 10% de son poids corporel, il améliore tous ses facteurs de risque: marqueurs biologiques cardiaques, hypertension artérielle, résultats métaboliques pour ce qui concerne
glycémie, LDL cholestérol, triglycérides, et marqueurs du diabète.
Celà permet aussi de diminuer ,voir stopper des traitements anti hypertenseur, ou anti diabètiques. Le bénéfice est évident pour le patient, et pour la sécurité sociale qui finance ces séjours.
Mais les patients, revenus à leur domicile, ont tendance à ne plus pouvoir respecter les consignes, ou de ne plus suivre les nouvelles habitudes alimentaires prises, au bout de quelque mois. Seule
une minorité qui se représente dans ces centres a conservé le poids perdu à la sortie de l'établissement.
Pour améliorer cette prise en charge, je propose une prise en charge ambulatoire étalée sur un an, permettant d'approfondir et d'arriver à une pratique nutritionnelle, travaillée et répétée devant
les fourneaux. La prise en charge serait hebdomadaire puis quinzomadaire, puis mensuelle, relâchant petit à petit la surveillance au fur et à mesure de l'acquisition des connaissances.
Pendant un an les patients seront soumis à un contrôle de leur poids, et intègreront dans leur journée des activités de cuisine, exercice physique, éducation au mouvements du corps ( Feldenkrais,
danse orientale), relaxation et shiatsu,
thérapies brèves ( gestalt, sophrologie). Activités qu'ils seront libres de continuer ou non de retour chez eux.